Doit-on inquiéter après un insuffisance cardiaque à 80 ans ?

Doit-on inquiéter après un insuffisance cardiaque à 80 ans ?

Des rythmes cardiaques perturbé peut sembler inquiétant mais n’est pas forcément pathologique. Qu’est-ce qu’un rythme cardiaque « normal » ? Que dois-je faire si mon rythme cardiaque est irrégulier, trop rapide ou trop lent ?

 Comment ça marche le rythme cardiaque ?

  1. Un signal électrique part du noeud sinusal situé en haut de l’oreillette droite et sont envoyés à l’oreillette gauche pour signaler la contraction.
  2. Le courant circule ensuite dans le noeud auriculo-ventriculaire, à la jonction des ventricules et des oreillettes, et signale aux ventricules de se resserrer.

Ce périple est sous le vérification du système nerveux autonome et est indépendant de votre volonté. Pendant la journée, le système nerveux est dominant et augmente la fréquence cardiaque en réponse à l’exercice ou au stress. Le soir, le système nerveux parasympathique retarde le rythme cardiaque.

Fréquences cardiaques un peu lent : quand vous devez vous inquiéter ?

À moins de 60 battements /mn, votre coeur est en mode bradycardie. Ce n’est pas nécessairement pathologique. Les athlètes bien entraînés ont une fréquence cardiaque au repos d’environ 40 battements par minute, ce qui est naturellement lent.

Il est également normal que le rythme cardiaque diminue pendant le sommeil … Dans une certaine mesure. La nuit, la fréquence cardiaque peut facilement être abaissée à 35 battements par minute. Mais s’il y a une pause plus longue, de 3 à 4 secondes, il existe un risque d’insuffisance cardiaque et d’évanouissement ou d’arrêt cardiaques », explique un professeur.

Quels sont les signes d’alerte ?

Les troubles du rythme cardiaque accompagnés d’un essoufflement et d’une gêne même au repos révèlent la pathologie sous-jacente.

Quels sont les dangers ?

Si la circulation sanguine est lente, le coeur ne peut pas pomper suffisamment de sang vers les organes, ce sont là les symptômes de troubles ou arythmies cardiaques. En quelques jours, les symptômes respiratoires causés par l’insuffisance cardiaques  apparaissent », explique un professeur.

Quelle est la solution ?

Plusieurs tests sont nécessaires pour déterminer la cause de cette bradycardie : un électrocardiogramme continu avec une caméra Holter portée 24 heures sur 24.

Des tests d’effort et une échocardiographie peuvent également être nécessaires. Les analyses de sang recherchent des anomalies telles que l’hypothyroïdie et un rapport de potassium un peu élevé.

Quelques médicaments, comme les bêtabloquants, prescrits pour traiter l’hypertension artérielle, peuvent diminuer votre rythme cardiaque. Votre médecin peut adapter votre traitement si nécessaire.

En dernier recours, un stimulateur cardiaque peut être utilisé. Ce stimulateur cardiaque est introduit sous la clavicule, entre le muscle et la peau ; une ou nombreux électrodes sont insérées dans une veine du coeur pour conduire les impulsions électriques.

Accélération du rythme cardiaque : surveiller les palpitations.

La tachycardie est définie comme une fréquence cardiaque supérieure à 100 battements par minute. Le stress, l’anxiété et un excès de stimulants, comme le café ou la fièvre, peuvent expliquer l’accélération du rythme cardiaque. Si ces symptômes se produit souvent, pour votre santé, vous devez consulter un médecin.

Le professeur Mansourati explique la procédure comme suit : « Un ECG est réalisé pour vérifier si le fréquence cardiaque part réellement du nœud sinusal, auquel cas il est souvent bénin. Cependant, la tachycardie peut se produire dans distinctes parties du cœur.

Si celle-ci est d’origine ventriculaire, elle est plus sérieuse. Différents tests ont montré son origine et sa fréquence. Les analyses de sang peuvent révéler une anémie, une hyperthyroïdie ou d’autres causes ».

Quels sont les signes d’alerte ?

En cas de tachycardie, le coeur semble battre plus vite. L’accélération du rythme cardiaque est parfois accompagnée de vertiges et d’un essoufflement. 

Quels sont les risques pour votre santé ?

La tachycardie sinusale d’effort est sporadique et bénigne. Cependant, d’autres types de tachycardie peuvent mettre le cœur à rude épreuve. Dans les cas les plus graves, cela peut conduire à une insuffisance cardiaque, ce qui peut être sérieux. Chez les personnes dont l’artère coronaire est en mauvais état, « la tachycardie peut entraîner une maladie cardiaque et, en fin de compte, une crise cardiaque », prévient un cardiologue.

Quelles sont les solutions disponibles ?

Pour prévenir les arythmies cardiaques, dans le cas le plus simple, selon le professeur Mansura, l’exercice régulier « permet de mieux contrôler le système nerveux autonome ». La fréquence cardiaque va revenir à son rythme normal et calme ». Les exercices d’endurance, tels que la marche, le vélo, la course ou la natation, doivent être une priorité.

Dans quelques cas, un traitement anti-arythmique est essentiel pour ralentir ou stabiliser l’arythmie. Nombreux types de traitements peuvent être utilisés, notamment les bêta-bloquants, les inhibiteurs calciques, la flécaïnide et l’amiodarone. L’amiodarone est très efficace, mais présente le plus d’effets secondaires.

Pour les personnes exposées à un risque de mort subite par tachycardie ventriculaire, les défibrillateurs implantables sont la solution. Ils relient une boîte placée sous la peau au cœur avec un fil. Si nécessaire, des chocs électriques sont administrés pour rétablir un rythme cardiaque normal.

-Rythme cardiaque.      

Arythmie : imaginez une fibrillation auriculaire.

Le cœur peut battre dans l’anarchie pendant un moment. Ces extrasystoles sont causées par une conduction électrique anormale, mais ne sont généralement pas graves. Chez les personnes âgées, la fibrillation auriculaire doit être envisagée.

Quels sont les signes d’alerte ?

La fibrillation survient soudainement et peut être accompagnée d’un rythme cardiaque irrégulier. Conséquences : fatigue, malaise et essoufflement.

Quels sont les risques ?

Ces problèmes peuvent empêcher la contraction de l’oreillette, ce qui peut entraîner la formation de caillots sanguins et un accident vasculaire cérébral. Si le flux sanguin est compromis, il existe un risque d’insuffisance cardiaque.